Une paire de mains tenant et versant du gros sel de mer blanc, avec davantage de sel et d'eau en arrière-plan flou — un rappel subtil que l'hyponatrémie peut survenir chez les personnes âgées en cas de consommation excessive d'eau, en particulier chez les seniors.

Hyponatrémie chez la personne âgée : 41 % des urgences liées à la chaleur en PACA cet été

Sommaire

Ce qu'il faut retenir

  • Pendant l'épisode de canicule du 5 au 22 juillet 2026, l'hyponatrémie a représenté 41 % des passages aux urgences liés à la chaleur en Provence-Alpes-Côte d'Azur et 58 % des hospitalisations qui ont suivi, contre 39 % et 38 % pour la déshydratation.
  • Sur la semaine du 11 au 17 août 2026, les personnes de 75 ans et plus représentaient 60 % des passages aux urgences liés à la chaleur et 70 % des hospitalisations dans la région.
  • L'hyponatrémie est une baisse de la concentration de sel dans le sang ; selon la Direction générale de la santé, elle peut résulter d'un apport excessif d'eau par rapport au sodium ou d'un excès de perte de sel.
  • La même fiche officielle demande de ne pas hydrater une personne à risque par excès avec de l'eau seule, ce qu'elle qualifie d'inutile et potentiellement dangereux, et de ne pas dépasser 1,5 litre d'eau par jour en plus des aliments riches en eau.
  • Le geste protecteur consiste à ne jamais séparer la boisson du repas : pain, soupes et alimentation variée maintiennent l'apport de sel que la seule eau ne remplace pas.
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Qu'est-ce que l'hyponatrémie chez une personne âgée ?

L'hyponatrémie est une diminution de la concentration de sel dans le sang. Selon la fiche officielle de la Direction générale de la santé, elle peut être « la conséquence d'un apport excessif d'eau par rapport au sodium (sel) » ou « d'un excès de perte de sel ». Chez la personne âgée, elle est favorisée par l'âge, certaines maladies chroniques et certains traitements, au premier rang desquels les diurétiques. Pendant l'épisode de canicule du 5 au 22 juillet 2026, elle a représenté 41 % des passages aux urgences liés à la chaleur en Provence-Alpes-Côte d'Azur, et 58 % des hospitalisations qui ont suivi.

Le conseil que tout le monde répète pendant les fortes chaleurs - « faites-lui boire beaucoup d'eau » - mérite d'être nuancé. Les autorités sanitaires françaises alertent depuis des années sur une complication moins connue que le coup de chaleur : l'hyponatrémie. Les deux bulletins régionaux publiés par Santé publique France les 29 juillet et 19 août 2026 pour la région Provence-Alpes-Côte d'Azur donnent enfin à ce risque une mesure chiffrée, et elle est frappante.

Cet article n'a pas vocation à inquiéter. Il vise à donner aux familles et aux aidants une grille de lecture plus fine que le simple réflexe du verre d'eau, et à expliquer pourquoi l'alimentation compte autant que la boisson.

Que disent exactement les bulletins de Santé publique France ?

Une précision de méthode d'abord, parce qu'elle conditionne la lecture des chiffres. Santé publique France suit un indicateur composite appelé « iCanicule », qui regroupe, pour les passages aux urgences, les hyperthermies, les déshydratations et les hyponatrémies. Les pourcentages ci-dessous portent donc sur ce périmètre précis : les passages aux urgences liés à la chaleur, et non sur l'ensemble de l'activité des services d'urgence.

Sur l'épisode de canicule du 5 au 22 juillet 2026, le bulletin régional du 29 juillet 2026 recense en Provence-Alpes-Côte d'Azur 730 passages aux urgences pour l'indicateur iCanicule, tous âges confondus, soit 0,8 % de l'activité globale, suivis de 438 hospitalisations - un taux d'hospitalisation de 60 %. Le bulletin précise que ces passages et hospitalisations concernaient plus particulièrement une hyponatrémie, à hauteur de 41 % des passages et 58 % des hospitalisations, et une déshydratation, à hauteur de 39 % des passages et 38 % des hospitalisations. Sur ce même épisode, les personnes de 75 ans et plus représentaient 54 % des passages aux urgences liés à la chaleur et 68 % des hospitalisations.

Autrement dit : sur cet épisode, l'hyponatrémie a envoyé plus de personnes à l'hôpital que la déshydratation elle-même.

Le bulletin suivant, publié le 19 août 2026 et couvrant la semaine du 11 au 17 août, confirme la tendance sur le troisième épisode de l'été, qui s'est étendu du 30 juillet au 18 août 2026 à 6 heures. Il indique que les passages et hospitalisations « concernaient plus particulièrement les personnes de 75 ans et plus, respectivement 60 et 70 % des passages et hospitalisations pour iCanicule tous âges ». Sur cette semaine, l'hyponatrémie représentait 41 % des passages et la déshydratation 44 %.

Un point d'honnêteté, enfin : les bulletins comptent des diagnostics, ils n'en expliquent pas la cause. Santé publique France n'écrit nulle part pourquoi ces hyponatrémies sont survenues. Le mécanisme décrit dans la suite de cet article provient de documents distincts - la fiche de la Direction générale de la santé et le dépliant de prévention de Santé publique France - et relève d'une explication générale, pas d'une analyse des cas de l'été 2026.

Pourquoi les personnes âgées y sont-elles plus exposées ?

Le dépliant de Santé publique France consacré aux fortes chaleurs chez la personne âgée décrit une capacité réduite d'adaptation à la chaleur, caractérisée notamment par une réduction de la perception de la chaleur, des capacités de transpiration, de la sensation de soif et de la capacité de vasodilatation. Il ajoute que la personne âgée « a souvent une fonction rénale altérée, qui nécessite une vigilance particulière pour maintenir un équilibre hydro-électrolytique correct ».

Et il formule ensuite une phrase que peu de familles ont lue : « Il s'agit alors plus de prévenir une hyponatrémie de dilution (par hypercompensation des pertes de faible volume) que l'apparition d'une déshydratation. »

La fiche de la Direction générale de la santé, élaborée avec la Société française de gériatrie et gérontologie, complète le tableau. Sont particulièrement exposées les personnes atteintes de maladies chroniques - dénutrition, insuffisance rénale, cardiaque, hépatique ou respiratoire, troubles endocriniens, cancers, troubles neuropsychiatriques - et celles qui prennent certains médicaments : « en premier lieu les diurétiques », souvent prescrits pour une hypertension artérielle ou des problèmes cardiaques ou rénaux, « mais également les psychotropes, neuroleptiques et antidépresseurs ». Elle conclut : « Les personnes âgées, poly-pathologiques et poly-médicamentées sont les plus exposées. »

Quels signes doivent alerter ?

La difficulté tient à ce que les symptômes ressemblent à ceux d'un simple coup de fatigue estival. La fiche de la Direction générale de la santé mentionne l'asthénie, les nausées et les vomissements, ainsi que des œdèmes chez les personnes insuffisantes cardiaques ou hépatiques. Elle précise que les symptômes neuropsychiatriques - léthargie, état confusionnel, convulsions et coma - apparaissent en cas d'hyponatrémie aiguë sévère et dominent alors le tableau clinique.

Côté déshydratation, Santé publique France retient comme premiers signes d'alerte la perte de poids, les crampes, l'absence d'urine depuis cinq heures et la sensation de malaise ou d'étourdissement au lever. Le dépliant précise que l'hypotonie des globes oculaires et la sécheresse de la muqueuse labiale sont les signes les plus évocateurs, et que le pli cutané persistant est peu spécifique chez la personne âgée - un détail utile, car c'est précisément le test que l'entourage pratique spontanément.

Aucun de ces signes ne permet de poser un diagnostic à domicile. Seul un dosage de la natrémie, prescrit par un médecin, permet de distinguer l'une de l'autre. Le rôle de l'entourage est de repérer et d'alerter, pas de conclure.

Le chiffre clé

58 %

C'est la part des hospitalisations liées à la chaleur en Provence-Alpes-Côte d'Azur qui concernaient une hyponatrémie, pendant l'épisode de canicule du 5 au 22 juillet 2026. La déshydratation en représentait 38 %. Sur le même épisode, les personnes de 75 ans et plus concentraient 54 % des passages aux urgences et 68 % des hospitalisations liés à la chaleur.

Source : Santé publique France, « Canicule et santé en PACA », bulletin régional du 29 juillet 2026, données OSCOUR® pour l'indicateur iCanicule, tous âges confondus.
Déshydratation ou hyponatrémie : deux risques distincts pendant la chaleur
Point de comparaison Déshydratation Hyponatrémie
De quoi s'agit-il Perte d'eau de l'organisme, extracellulaire, intracellulaire ou globale Diminution de la concentration de sel dans le sang
Ce que dit la source officielle sur son origine Pertes en eau et en sel liées à la sudation, qui doivent être compensées Apport excessif d'eau par rapport au sodium, ou excès de perte de sel
Signes cités par les sources officielles Perte de poids, crampes, absence d'urine depuis cinq heures, malaise au lever ; hypotonie des globes oculaires et sécheresse de la muqueuse labiale comme signes les plus évocateurs Asthénie, nausées et vomissements, œdèmes chez l'insuffisant cardiaque ou hépatique ; léthargie, confusion, convulsions et coma dans les formes aiguës sévères
Facteurs aggravants relevés Baisse de la sensation de soif, transpiration altérée, capacité réduite d'adaptation à la chaleur Diurétiques en premier lieu, psychotropes, insuffisance rénale, dénutrition, polymédication
Part des passages aux urgences iCanicule en PACA, 5 au 22 juillet 2026 39 % 41 %
Part des hospitalisations correspondantes 38 % 58 %

Lecture : les pourcentages portent sur l'indicateur composite « iCanicule » de Santé publique France, tous âges confondus, qui regroupe hyperthermies, déshydratations et hyponatrémies. Ils ne totalisent pas 100 % et ne sont pas nécessairement exclusifs entre eux. Aucun de ces signes ne permet un diagnostic à domicile : seul un dosage de la natrémie prescrit par un médecin distingue les deux situations. Sources : bulletin régional PACA du 29 juillet 2026 ; fiche hyponatrémie de la Direction générale de la santé ; dépliant Santé publique France « Fortes chaleurs et personne âgée », juillet 2024.

Combien faut-il faire boire, alors ?

C'est la question que tout le monde pose, et il faut reconnaître que les sources officielles ne la formulent pas exactement de la même façon.

Le dépliant de Santé publique France destiné aux professionnels de santé recommande de « boire régulièrement sans attendre d'avoir soif et continuer à manger normalement (apports d'eau et de sel suffisants) », en précisant « boire environ 1,5 litre d'eau par jour ». La fiche de la Direction générale de la santé, qui vise spécifiquement les populations à risque, est plus restrictive : elle indique de « ne pas dépasser un apport de 1,5 litre d'eau par jour en plus d'aliments déjà riches en eau ».

La formulation prudente, celle que nous retenons pour nos équipes, tient en une phrase : autour d'un litre et demi d'eau par jour, sans dépasser ce volume chez une personne fragile ou traitée, et jamais sans une alimentation normale qui apporte du sel.

Sur ce dernier point, les deux sources convergent sans ambiguïté. La fiche de la Direction générale de la santé demande de « ne pas les hydrater par excès avec de l'eau seule », précisant que « ceci est à la fois inutile et potentiellement dangereux », et d'« accompagner absolument la prise de boissons d'une alimentation variée, en fractionnant si besoin les repas, pour maintenir un apport de sel suffisant pour l'organisme (pain, soupes...) ».

Le pain et la soupe, cités noir sur blanc dans un document ministériel, valent mieux que bien des conseils sophistiqués.

Les erreurs à éviter

  • Multiplier les verres d'eau pure sans faire manger. C'est le réflexe le plus courant et le plus risqué. Les autorités le qualifient d'inutile et potentiellement dangereux chez les personnes à risque. Ce qui est perdu dans la sueur, c'est de l'eau et du sel.
  • Supprimer le sel « pour la tension » en pleine chaleur. La fiche officielle recommande au contraire de faire réévaluer par le médecin les régimes hyposodés et les traitements en cours, en particulier les diurétiques, au moment des grandes chaleurs. Cette réévaluation relève du médecin, jamais de l'entourage.
  • Prendre la confusion pour de la fatigue. Un parent qui cherche ses mots, qui somnole ou qui semble « ailleurs » un jour de forte chaleur ne fait pas forcément un coup de vieux : c'est un motif d'appel au médecin.
  • Se fier au pli cutané. Santé publique France indique que ce signe est peu spécifique chez la personne âgée. Le trouver rassurant est une erreur.
  • Baisser la garde à la fin de l'épisode. Le troisième épisode de l'été s'est terminé le 18 août 2026, mais les hospitalisations se comptabilisent avec du retard et les organismes fragilisés mettent des jours à récupérer.

Que faire concrètement au quotidien ?

Les réflexes utiles pendant et après une vague de chaleur

  • Proposer à boire régulièrement, sans attendre la demande, en visant un ordre de grandeur d'un litre et demi par jour et sans dépasser ce volume chez une personne traitée.
  • Ne jamais dissocier la boisson du repas : soupe, pain, bouillon, plats habituels. Fractionner les repas si l'appétit baisse.
  • Surveiller le poids une à deux fois par semaine pendant l'été : une variation rapide est plus parlante que n'importe quelle impression.
  • Noter la dernière miction. Une absence d'urine depuis cinq heures figure parmi les premiers signes d'alerte listés par Santé publique France.
  • Demander au médecin traitant, avant l'été suivant, de réévaluer les diurétiques et les régimes sans sel.
  • Maintenir le logement au frais et limiter les sorties aux heures fraîches, sans supprimer toute activité, ce qui accélère le déconditionnement.
  • En cas de doute, appeler Canicule info service au 0 800 06 66 66, ou le médecin traitant. Devant des troubles de la conscience, appeler le 15.

Ce qui change en région PACA

Trois épisodes de canicule en Provence cet été

La région a connu trois épisodes successifs en 2026, selon les bulletins régionaux de Santé publique France : du 22 juin au 2 juillet, du 5 au 22 juillet - dix-huit jours, avec treize jours de vigilance orange pour le seul Vaucluse - puis du 30 juillet au 18 août à 6 heures, période pendant laquelle les Alpes-Maritimes, le Var et le Vaucluse sont restés en vigilance orange sur la quasi-totalité de la durée. Les 14 et 15 août, les Bouches-du-Rhône ont en outre été placées en alerte à l'ozone de niveau 1.

Un mot sur la mortalité, pour éviter les raccourcis. La synthèse nationale publiée le 19 août 2026 pour l'épisode du 3 au 22 juillet estime un excès de 1 243 décès toutes causes en France, dont 917 chez les 75 ans et plus. Pour la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, l'excès s'établit à 48 décès, soit 3,6 % - un niveau nettement inférieur à celui d'autres régions, les Pays de la Loire enregistrant par exemple 236 décès en excès. La Provence a donc été davantage touchée sur le recours aux urgences que sur la mortalité.

Cette même synthèse rappelle un élément de contexte utile : selon Météo-France, juillet 2026 est le mois le plus chaud jamais enregistré en France depuis le début des mesures en 1900.

Cas vécu : Yvette, 84 ans, Hyères

« On lui posait des bouteilles d'eau partout »

Yvette vit seule à Hyères, dans un appartement au deuxième étage exposé plein sud. Elle prend un diurétique depuis plusieurs années pour sa tension. Pendant l'épisode de juillet, sa famille, inquiète, avait pris l'habitude de laisser des bouteilles d'eau dans chaque pièce et lui téléphonait chaque soir pour vérifier qu'elle buvait.

Ce que personne ne surveillait, c'était l'assiette. Yvette, qui n'avait plus faim par cette chaleur, sautait le repas du soir et se contentait d'eau. L'intervenante qui passait le matin a signalé une fatigue inhabituelle et des nausées. Le médecin, appelé, a prescrit une prise de sang et adapté le traitement. Depuis, l'accompagnement a été réorganisé autour du repas plutôt qu'autour de la bouteille : une soupe froide le soir, du pain, et un passage supplémentaire en fin de journée pendant les périodes de chaleur.

Exemple illustratif construit à partir de situations fréquemment rencontrées. Il ne s'agit pas d'un témoignage nominatif.

Comment AIDADOMI veille sur les personnes fragiles pendant la chaleur

Nos intervenants ne posent aucun diagnostic et n'ajustent aucun traitement. Leur valeur, pendant une vague de chaleur, tient à trois choses : la régularité du passage, la connaissance fine de l'habitude de vie de la personne, et la remontée d'information.

Concrètement, dans nos 33 agences des Bouches-du-Rhône, du Var, du Vaucluse, du Gard et des Alpes-de-Haute-Provence, nos équipes sont formées à repérer les signaux décrits plus haut, à privilégier la préparation de repas et de soupes plutôt que la seule incitation à boire, à rafraîchir le logement en fermant les volets aux bonnes heures, et à alerter la famille et le médecin traitant sans attendre. Nos salariés étant en contrat à durée indéterminée et formés en interne, la personne retrouve les mêmes visages d'une semaine à l'autre : c'est ce qui permet de percevoir un changement d'état que personne d'autre ne remarquerait.

Pour les personnes isolées, la téléassistance vient compléter ce dispositif en assurant un lien vingt-quatre heures sur vingt-quatre, y compris la nuit, lorsque les températures nocturnes ne redescendent pas.

FAQ - Hyponatrémie et chaleur chez la personne âgée

Peut-on vraiment boire trop d'eau pendant une canicule ?

Oui, chez les personnes à risque. La fiche de la Direction générale de la santé consacrée à l'hyponatrémie demande de « ne pas les hydrater par excès avec de l'eau seule » et précise que « ceci est à la fois inutile et potentiellement dangereux ». Le dépliant de Santé publique France évoque de son côté un risque d'hyponatrémie de dilution par hypercompensation de pertes de faible volume. La quantité compte, mais l'alimentation qui accompagne la boisson compte tout autant.

Quelle quantité d'eau par jour pour une personne âgée ?

Les sources officielles convergent sur un ordre de grandeur d'environ 1,5 litre par jour, mais ne le formulent pas identiquement. Santé publique France recommande de « boire environ 1,5 litre d'eau par jour » tout en continuant à manger normalement. La Direction générale de la santé, s'adressant aux populations à risque, demande de « ne pas dépasser un apport de 1,5 litre d'eau par jour en plus d'aliments déjà riches en eau ». Pour une personne fragile ou sous diurétiques, retenez la formulation la plus prudente et parlez-en au médecin traitant.

Quels sont les premiers signes qui doivent faire appeler le médecin ?

Santé publique France retient comme premiers signes d'alerte la perte de poids, les crampes, l'absence d'urine depuis cinq heures et la sensation de malaise ou d'étourdissement au lever. Du côté de l'hyponatrémie, la Direction générale de la santé cite l'asthénie, les nausées et les vomissements, et signale que léthargie, état confusionnel, convulsions et coma correspondent aux formes aiguës sévères. Devant des troubles de la conscience, appelez le 15 sans attendre.

Faut-il arrêter le régime sans sel d'un parent pendant les fortes chaleurs ?

Cette décision appartient exclusivement au médecin. La fiche officielle recommande de faire « systématiquement réévaluer par le médecin les régimes (hyposodés) et traitements en cours, en particulier les diurétiques, au moment des grandes chaleurs ». Ce que l'entourage peut faire, c'est provoquer cette réévaluation en amont de l'été, pas modifier de sa propre initiative un régime ou un traitement.

Le pli cutané est-il un bon test de déshydratation chez un senior ?

Non, et c'est un piège fréquent. Le dépliant de Santé publique France qualifie le pli cutané persistant de signe « peu spécifique chez la personne âgée ». Il indique que l'hypotonie des globes oculaires et la sécheresse de la muqueuse labiale sont les signes les plus évocateurs, en précisant que c'est bien la muqueuse des lèvres qu'il faut regarder, et non la langue, qui peut être sèche simplement parce que la respiration se fait par la bouche.

Les chiffres de Santé publique France expliquent-ils pourquoi ces hyponatrémies surviennent ?

Non, et il est important de le dire. Les bulletins régionaux comptabilisent des passages aux urgences par diagnostic ; ils n'analysent pas les causes des cas observés en Provence-Alpes-Côte d'Azur à l'été 2026. Les explications sur le mécanisme et les facteurs de risque proviennent de documents distincts, la fiche de la Direction générale de la santé et le dépliant de prévention de Santé publique France, et décrivent une physiopathologie générale.

Sources

  1. Santé publique France, « Canicule et santé en PACA », bulletin régional du 29 juillet 2026 (épisode du 5 au 22 juillet 2026). santepubliquefrance.fr
  2. Santé publique France, « Canicule et santé en PACA », bulletin régional du 19 août 2026 (semaine du 11 au 17 août 2026). santepubliquefrance.fr
  3. Santé publique France, synthèse nationale relative à l'excès de mortalité toutes causes pendant la canicule du 3 au 22 juillet 2026, publiée le 19 août 2026. santepubliquefrance.fr
  4. Direction générale de la santé, fiche « Hyponatrémie : recommandations pour les populations à risque en cas de canicule », élaborée avec la Société française de gériatrie et gérontologie, publiée le 22 septembre 2023 sur le portail Santé.fr. sante.fr
  5. Santé publique France, dépliant « Fortes chaleurs : prévenir les risques sanitaires chez la personne âgée », état des connaissances juillet 2024. santepubliquefrance.fr

À propos de l'auteur

AIDADOMI

Organisme de services à la personne, Marseille

AIDADOMI est un organisme de services à la personne dont le siège est à Marseille, présent dans 33 agences des Bouches-du-Rhône, du Var, du Vaucluse, du Gard et des Alpes-de-Haute-Provence. Ses intervenants sont salariés en contrat à durée indéterminée et formés en interne, et l'entreprise est agréée ESUS. Cet article a été rédigé à partir des sources officielles citées, consultées le 21 août 2026.

Cet article présente une information générale et ne remplace en aucun cas l'avis d'un médecin. En cas de troubles de la conscience, appelez le 15.

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